13-04-2009 Urgence d'agir
Le RRAME est la seule association de retraités des secteurs public et parapublic qui propose depuis cinq ans un PLAN pour retrouver la pleine indexation des rentes de retraite. Ce plan est disponible sur notre site Web.
Urgence d'agir
Déjà touchés par des pertes financières importantes à la suite de la désindexation des rentes de retraite décrétée en 1982, les retraités des secteurs public et parapublic se retrouvent en pleine crise financière avec une rente de retraite déjà diminuée ; 11 000 $ en moyenne de pertes financières et ce, avant la crise économique.
Ceux, qu'on qualifiait de « gras durs » de la société, subissent les mêmes augmentations de prix que tout le monde. Alors qu'un travailleur peut espérer obtenir un jour une augmentation de salaire, les retraités des secteurs public et parapublic s'appauvrissement à une rapidité étonnante. Quand les prix auront doublé, ce qui ne saurait tarder, que vaudra une rente de retraite désindexée ?
Les retraités défendent leur salaire, de la même façon que les salariés ont défendu l'équité salariale. Aujourd'hui, tout le monde veut partager les honneurs d'avoir réglé le dossier de l'équité parce que ce règlement réparait une injustice. Saviez-vous que « le Québec a fait pleuvoir 2 milliards de dollars sous forme de « rétro » à quelques jours des élections de 2007 » affirmait M. Denis Lessard dans le journal La Presse du jeudi 9 avril 2009, page A 8 ?
Quand les retraités étaient au travail, c'est du salaire qu'ils économisaient en vue de leur retraite, un salaire différé. Une loi odieuse, vieille de 27 ans, les prive maintenant d'une partie du 70 % de la moyenne de leurs cinq meilleures années de service. N'est-ce pas là une injustice difficile à justifier pour un gouvernement ?
« La moindre injustice ébranle tout l'édifice de la justice. » disait Martin Luther King. Les retraités sont plus que justifiés de demander réparation de cette injustice par le retour à la pleine indexation des rentes de retraite surtout que son règlement ne coûterait que de 42 millions annuellement.
Arlette Bouchard, présidente
