13-09-2009 Entre bonnes mains nos économies de retraite ?
Entre bonnes mains nos économies de retraite ?
Ne dit-on pas de Earl Jones qu'il serait un bandit à cravate ?
Comme employés de l'État (professionnels, fonctionnaires, enseignants, infirmiers, autres), nous avons épargné une somme cumulée par les cotisations prélevées à même notre salaire en vue de notre retraite. De plus, le gouvernement s'engageait à doubler notre mise en salaire différé, un partage 50 % - 50 % négocié. Ainsi, on nous garantissait un revenu de retraite égal à 2 % X le nombre d'années cotisées X la moyenne salariale des 5 meilleures années, soit 70 % de nos revenus de travail après 35 ans de service. Ceci pour le reste de notre vie.
La conduite de Earl Jones n'aurait-elle pas été inspirée par celle de notre gouvernement quel que fût le parti au pouvoir?
Pour les retraités du RRE et ceux du RRF, non seulement le gouvernement ne déposait pas en réserve sa part de salaire différé, mais il mêlait ce qu'il prélevait en cotisation à ces régimes de retraite avec les revenus des taxes pour payer l'épicerie de la province. La province augmentait ainsi ses revenus ce que Earl Jones a imité en utilisant les épargnes de ses amis clients. Pour ces régimes de retraite, le gouvernement n'a prévu aucun fonds de retraite, RIEN, une simple promesse de paiement d'une pleine pension à vie en faisant croire au bon peuple que c'est lui le générateur de celle-ci. Il remplirait cette promesse à même les nouvelles cotisations des employés demeurant en service.
Avec les retraités du RREGOP, le gouvernement revampe son image : il crée un fonds de retraite qui sera administré par une fiducie d'État : la CARRA. Il n'y dépose pas sa part du salaire différée comme le fait l'Ontario, mais il y verse les cotisations perçues sur les chèques de paye des futurs retraités. Une cotisation plus forte que nécessaire pour une pension non indexée depuis 1982, ce qui dégage un surplus. Alors, montrant l'exemple à certains bandits à cravate, en 1999, le gouvernement puisera dans ces surplus des milliards de dollars avec la complicité des syndicats, qui n'y ont jamais investi le quart d'un huitième d'un sou noir, faisant croire un gain salarial aux travailleurs syndiqués en plus d'une baisse des taux de cotisation.
Depuis, ceux qui ont été surcotisés entre 1982 à 1999 touchent ou toucheront des revenus de retraite non indexés pour ces années tandis que ceux qui ont été souscotisés entre 1999 et 2005 touchent ou toucheront une rente indexée à 50 % de l'IPC pour ces années à même le surplus accumulé par leurs prédécesseurs.
Pourquoi ces syndiqués encore au travail (surtout les nouveaux arrivés depuis 1999) ne se paieraient-ils pas eux-mêmes leur régime de retraite à même leurs propres économies, cotisations soustraites de leurs chèques de paie, comme l'ont fait leurs prédécesseurs ? Aux syndicats de négocier ce qui relève de la masse salariale, le niveau de participation du gouvernement à ce fonds de retraite.
Pour éviter toute poursuite, une procuration (une loi) exclut les retraités du droit de regard sur leur bien pour en confier la gestion à des mandatés du gouvernement et des syndicats.
Ainsi sont spoliés les retraités de l'État québécois.
Raymond Perreault
Retraité, membre de l'AREQ, de l'AQRP, du RRAME et de l'ADR
Saint-Mathieu-de-Beloeil

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le 20-11-2009 à 03:15:30