30-04-2010 Le FARR fait partie des solutions.
Le FARR fait partie des solutions.
Les retraité(e)s en ont plus qu'assez d'attendre que les conditions soient propices au règlement de la revalorisation et de la réindexation de leur rente de retraite.
En 1993, le gouvernement créait le FARR (Fonds d'amortissement des régimes de retraite) afin de capitaliser les régimes de retraite de la fonction publique par un programme d'emprunts. Depuis l'an 2000, le gouvernement contribue généralement à coups de 2 à 4 milliards de dollars par année.
En 1999, le gouvernement a convenu avec les syndicats qu'il effectuerait des dépôts au FARR afin que celui-ci représente 70 % des obligations actuarielles du gouvernement à l'égard des régimes de retraite en 2020.
En 2006-2007, le gouvernement prévoyait atteindre son objectif de capitalisation (70 % des obligations actuarielles) en 2014-2015. Cinq ans plus tôt que prévu.
Aujourd'hui, en 2010-2011, l'atteinte de cet objectif est retardée à 2016-2017. Trois ans plus tôt que prévu. La crise financière, les conditions sur les marchés des emprunts, la diminution et l'absence des dépôts dans le FARR sont les éléments qui influencent ce retard.
Le gouvernement fera-t-il des dépôts dans le FARR au cours des prochaines années ou sera-t-il tenté de ne pas respecter ses engagements de 1993 et de 1999 ?
Les retraités ont l'impression que le gouvernement joue au « yoyo » avec les associations de retraités et nos rentes de retraite. Tout est prétexte à ignorer les associations de retraités : les associations ne parlent pas d'une seule voix, elles n'ont pas les mêmes demandes, ça coûte trop cher, les règles comptables sont un obstacle… Encore et encore des obstacles.
C'est à peine si nous recevons des accusés de réception aux lettres et aux courriels.
Le gouvernement a le pouvoir de décision dans ce dossier. S'il le veut, il peut régler maintenant. C'est une question de volonté politique. Même les syndicats ne pourraient pas intervenir dans cette décision.
Mesdames et messieurs les députés, il est temps d'agir.
Arlette Bouchard, présidente
