15-01-2011 3 % ça semblait si petit !
3 % ça semblait si petit !!!
La situation financière des retraités d’aujourd’hui n’a pas de lien avec celle des générations précédentes. Voyant la situation dans laquelle se retrouvaient leurs parents, les travailleurs des années 60-70-80 ont demandé et participé à la mise en place de programmes comme la RRQ et la pension fédérale, les REER, les régimes de retraite public et privé. Nous étions d’accord et nous avons payé.
Les jeunes d’aujourd’hui n’ont pas à craindre de payer pour nous puisque nous avons préparé notre retraite en la finançant par des retraits sur nos salaires, par nos impôts, en investissant dans des REER ou des régimes de retraite public ou privé et ce, tout en aidant nos propres parents.
Pour plus de sécurité, les retraités du RREGOP, du RRE, du RRF et du RRCE ont investi une partie de leur salaire dans leur régime de retraite, du salaire économisé et différé. Cependant, ils estiment qu’ils ont subi un préjudice important quand leur rente fut désindexée de 3 % à partir de 1982. Sans notre consentement, la rente promise de 2 % par année de service a perdu de sa valeur au fil du temps.
3 %, ce n’est pas rien quand on accumule les pertes financières année après année !
10 000 $ à 12 000 $ en moyenne depuis la prise de la retraite,
c’est quelque chose !!!
Dans les années 80, il y avait si peu de personnes à la retraite qu’elles n’ont vu pas les conséquences de cette disposition dans la loi. Même nos syndicats, n’en ont pas évalué la portée, occupés qu’ils étaient à récupérer notre salaire perdu, à essayer de conserver nos acquis et à contrer le dénigrement de la profession.
Pour voir et évaluer les conséquences d’un tel geste, fallait-il le vivre dans le quotidien ? Il semble que oui. Et pourtant,
3 % ça semblait si petit !!!
28 ans plus tard, les retraités sont pleinement conscients des conséquences de cette perte parce qu’ils vivent tous les jours les augmentations de prix : essence, denrées alimentaires, assurances…
Les augmentations des rentes des retraités de 1986 à 2009 sont bien, bien petites quand on les compare à celles des salariés. Il n’y a pas de commune mesure.
Une solution urgente s’impose et seul le gouvernement peut en prendre la décision.
Arlette Bouchard
