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09-04-2011 La tirelire des régimes de retraite… Quelle tentation !

La tirelire des régimes de retraite… Quelle tentation !

 

 

Les chroniqueurs économiques qualifient de « Cadillac » les régimes de retraite des secteurs public et parapublic. Combien d’entre eux savent que les retraités ont investi 7-8 % de leur SALAIRE, salaire aussitôt récupéré par le gouvernement dans le fonds consolidé de la province ? Depuis des décennies, nos économies sur nos salaires ont servi à payer les bonus des cadres, les commissions d’enquête, les subventions aux entreprises sans intérêt…

 

Les retraités sont de plus en plus conscients de la supercherie. Le gouvernement a donné l’exemple et les employeurs ont pigé dans les fonds de retraite de leurs employés municipaux. Ils n’ont pas versé leur part ou se sont donné des congés de cotisation. Selon l’article de Michel Girard, publié le 30 mars 2011 dans La Presse, la Ville de Montréal a obtenu une entente de 460 millions de dollars pour couvrir le remboursement du déficit actuariel de sa caisse de retraite et la Ville de Québec recevra la rondelette somme de 32 millions de dollars d'ici 2027, si ce n’est pas plus. Des déficits que ces villes avaient elles-mêmes créés.

 

Curieusement, cette somme de 460 millions est exactement ce que le gouvernement économisera avec l’entente syndicale de juin 2010, des économies non récurrentes de 200 millions et de 13 millions récurrents sur son 50 % de cotisation dans les régimes de retraite des secteurs public et parapublic, soit 460 millions en 20 ans. Il fallait bien trouver l’argent quelque part ! Pourquoi pas chez les cotisants et les retraités des secteurs public et parapublic du RREGOP ?

 

Le gouvernement veut financer ses erreurs sans que le public sans rende compte. Il puise dans les économies de ses ex-employés pour donner aux employeurs qui ont abusé des fonds de retraite de leurs employés.

 

Une chose est certaine, la fameuse  « Cadillac » se déprécie à une vitesse vertigineuse, 30 % en quelques années seulement. Qui aimerait voir sa retraite amputée de 1 à 2 % par année ? Qui aimerait perdre 1 000 à 3 000 dollars annuellement parce que sa rente a été désindexée de 3 % en 1982 ? La « Cadillac » est rouillée de toutes parts, messieurs les chroniqueurs des finances.

 

Le parti québécois a commencé le bal en 1982. Péquistes et libéraux exploitent les préjugés : « C’est la faute des baby-boomers » « Le vieillissement des retraités coûte cher à la société » « Les jeunes vont payer pour les vieux »… Rien n’est épargné pour récupérer les fonds des retraités des secteurs public et parapublic tout en les culpabilisant à tort.

 

Notre salaire nous appartient. Aucun parti politique n’a le droit d’en transférer une partie pour payer une dépense provinciale ou les déficits actuariels des régimes de retraite municipaux. Nos élu(e)s ont fait des régimes de retraite des secteurs public et parapublic une source intarissable de revenus. Dénonçons cette situation.

 

Arlette Bouchard

Présidente du RRAME



09-04-2011 | 129 vues

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Commentaires


Carole de Saint-Pie
le 09-04-2011 à 16:44:59
C'est le gouvernement qui a donné l'exemple aux employeurs par son propre comportement. Il n'a jamais voulu capitaliser ses fonds de retraite. Il fait payer ses dettes par ses ex-employés. C'est révoltant.
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