RRAME Pleine indexation

28-09-2011 Projet de loi 23, Madame Courchesne et les retraités

Projet de loi 23, Madame Courchesne et les retraités

 

La vérité choque, mais, quand elle nous apparaît aussi clairement, la colère fait place à la déception. Comment faire pour résoudre la question de la désindexation des rentes de retraite des retraités des secteurs public et parapublic ?

 

La réponse était simple pour le gouvernement : ATTENDRE que les retraités récalcitrants et revendicateurs meurent.

 

C’est une constatation choquante quand on l’écrit, mais c’est la réalité.

 

Comment réaliser ce plan ?

 

La première étape est de refuser de signer une convention collective où le gouvernement est tenu de contribuer financièrement à la réindexation des rentes de retraite. Puis, c’est de faire adopter le projet de loi 23. Ainsi, la première porte sera fermée jusqu’en 2015.

 

La seconde étape sera encore plus facile : ne rien signer lors de la négociation de 2020 sur la contribution financière du gouvernement.

 

Pourquoi ces dates ?

 

C’est que le gouvernement utilise une méthode expéditive pour régler la question de la désindexation des années de services de 1982 à 1999.

 

L’attrition par décès est une méthode efficace et silencieuse, qui ne fait pas de vague, mais qui élimine 61 208 problèmes.

 

En 2005, les derniers cotisants du RRE, du RRF et du RRCE ont pris leur retraite. Il y avait alors au total 61 208 retraités dans ces régimes de retraite. En 1994, ils étaient 42 681. Le gouvernement utilise la méthode de l’attrition par décès. Ce faisant, il a calculé qu’entre 2020 et 2025 il ne restera que 17-18 000 retraités tout au plus à l’intérieur de ces régimes.

 

Les problèmes de santé, la pauvreté, la désinformation et l’isolement sont des causes qui les rendront incapables de défendre leurs droits. Voilà un raisonnement indigne d’un gouvernement responsable !

 

Troisième étape : ATTENDRE que les jeunes cotisants réalisent que leur pouvoir d’achat diminue et la boucle recommencera.

 

Lors de la négociation de 2010, tout ce que les retraités du RREGOP ont obtenu c’est une vague promesse que le régime du RREGOP accordera l’indexation à 50 % du TAIR, s’il y a des surplus après avoir créé une réserve de 20 %. Le gouvernement refusant de mettre sa part, ils n’auront finalement que 25 % du TAIR, les miettes des miettes par rapport à ce qu’ils ont perdu.

 

 

À l’automne 2010, par le projet de loi 124, le gouvernement avait une partie de la solution. Il avait trouvé un moyen d’économiser 200 millions sur 3 ans et 13 millions récurrents sur son 50 % de cotisation dans les régimes de retraite; 460 millions sur une période de 20 ans, 525 millions sur 25 ans, sans compter les intérêts. Où ira cet argent ?

 

Obtenir justice est un droit, non assujetti à un parti politique ou à un syndicat.

 

La justice ne dépend pas d’une négociation syndicale faite de compromis.

 

Madame Courchesne, si vous croyez en la justice, amendez le projet de loi 23 pour tous les régimes de retraite.

 

Arlette Bouchard

Présidente du RRAME



29-09-2011 | 137 vues

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Commentaires


Marcel Lamothe
le 02-10-2011 à 03:17:42
Bonjour madame Courchesne.

Je suis le professeur Marcel Lamothe de St-Hyacinthe. Mon adresse informatique est « m.lamothe@hy.cgocable.ca ».
Le PQ nous a volé une grande partie de notre pension en n’indexant plus notre pension depuis 1982. J’étais à l’assemblée extraordinaire du syndicat ou nous avons appris ce vol. Tous les professeurs dans la salle qui avaient une carte de membre du PQ se sont levés et ils ont déchiré avec la rage au coeur leurs cartes de membre. Nous avons tous voté pour Monsieur Bourassa aux élections suivantes. Nous étions heureux de nous débarrasser de René Lévesque et de sa clique et lorsqu’il est mort, je ne connais personne qui a pleuré ce jour-là.
Depuis ce temps, nous attendons qu’un gouvernement répare le vol de René Lévesque. La majorité des professeurs sont devenus des Lbéraux et ils le sont encore.
Présentement, M. Charest nous déçoit, car il n’a rien fait pour réparer cette injustice. Le PQ n’a rien fait non plus et nous ne voulons pas de Mme Marois comme première ministre. Je vous supplie de faire un petit effort pour ne pas laisser les professeurs du temps qui étaient sous le régime des pensions « RRE ». J’ai travaillé 35 ans dans l’enseignement et ce n’est qu’aujourd’hui que la société veut reconnaître le travail des professeurs. Tous les parlementaires et même la classe instruite d’aujourd'hui ont été instruits sous nos soins avec des salaires de misère. Pour nous récompenser, depuis 1982 nos pensions sont gelées.

Je déplore l’ingratitude de tous les jeunes qui sont passés dans nos mains et qui ne se souviennent pas des professeurs qui leur ont permis d’être célèbres et même riches grâce à nous.

Je vous demande de ne pas nous oublier et nous donner la possibilité de vivre dignement pour ne pas finir dans la misère totale.

Merci.

Marcel Lamothe

m.lamothe@hy.cgocable.ca
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