10-11-2011 Membres du gouvernement, nous vous avons entendus.
Membres du gouvernement, nous vous avons entendus.
M. Simard (PQ) : « …il y a une chose pire que de ne pas indexer, c'est de faire croire qu'on va le faire et que ce soit illusoire. » (sic)
Mme Courchesne (LQ) : «Le député de Richelieu aujourd'hui nous a dit: Il y a pire que de ne pas donner l'indexation, c'est de faire miroiter ou rêver que peut-être on va l'avoir, mais qu'au fond ce ne sera pas si possible que ça de l'avoir parce que c'est peut-être irréaliste de penser que nous aurons, dans un avenir plus ou moins rapproché, de 20 % de surplus. » (sic)
En 2004, le gouvernement avait 21 milliards d'obligations actuarielles envers le RRE, le RRF et le RRCE.
En 2025, il ne restera que 6,2 milliards d'obligations actuarielles envers ces régimes.
C’est une bonne affaire pour l’État d’attendre que le temps passe. Dans 2 ou 3 négociations, la question sera réglée.
BINGO ! C’est tout ce que le gouvernement attend. Moins de retraités, moins de prestations à payer, pas d’indexation surtout. Super ! Ça fonctionne pour l’État.
Les décès deviennent une solution.
Au fil du temps, le gouvernement a appliqué différentes méthodes pour éviter de régler la question de la désindexation des rentes de retraite. L’attrition par décès, le SILENCE, le « Passer au suivant », ATTENDRE que le temps passe… l’imagination fut fertile pour fermer les yeux sur la perte de pouvoir d’achat des retraités.
On entend même dire par certains députés que nous serions mieux d’oublier cela, car ça fait trop longtemps que c’est arrivé.
Le gouvernement a négocié une formule d’indexation en sachant qu’elle est illusoire et tout le monde était d’accord au moment des discussions, autant les partis politiques que les syndicats.
Comment comptez-vous avoir l’appui des retraités aux prochaines élections ?
Arlette Bouchard
Présidente du RRAME
