RRAME Pleine indexation

05-02-2008 Appauvrissement des femmes

Appauvrissement des femmes

 

Vous ne serez pas surpris d'apprendre, qu'à la retraite, les femmes s'appauvrissent davantage que les hommes.

 

À cause de diverses raisons sociales, dont l'éducation des enfants et une scolarité moins élevée, les femmes retraitées reçoivent en général une rente inférieure à celle des hommes. De plus, en début de carrière, de nombreuses enseignantes quittèrent leur poste parce qu'il était alors mal vu de porter son enfant en milieu scolaire. 

 

Les femmes ont assumé les responsabilités familiales et l'éducation de leurs propres enfants dans l'ombre et souvent avec des moyens réduits.

 

En réintégrant le marché du travail, elles sont retournées aux études pour s'adapter aux changements techniques et pédagogiques ou par souci d'une formation plus poussée.

Elles y ont consacré la majeure partie de leur temps libre.

 

Aujourd'hui, les femmes retraitées sont aidantes naturelles  de leurs aîné(e)s et soutiennent aussi enfants et petits-enfants. Elles assument bénévolement des responsabilités dans les bibliothèques scolaires, les maisons pour personnes âgées … Même avec des moyens limités, jamais les femmes n'ont fui leurs responsabilités.

 

Leur pauvreté et leur solitude, elles les cachent. La pauvreté, c'est quelque chose dont on ne parle pas. Lorsqu'elles sont invitées dans une activité sociale qui implique des frais, vous n'entendrez pas une femme répondre « Je ne peux pas y aller parce que je n'en ai pas les moyens. ». Vous entendrez plutôt « Je ne me sens pas très bien en ce moment. »

 

Et quand la rente de retraite n'est indexée que partiellement, la pauvreté frappe de plein fouet. Le gouvernement a le devoir d'aider les retraités des secteurs public et parapublic en réindexant pleinement les rentes de retraite.

 

Arlette Bouchard

Présidente du RRAME



08-02-2008 | 317 vues

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Commentaires


Marielle Provost
le 13-02-2008 à 01:13:18
Le dimanche 10 févier, j'ai regardé l'émission Second regard,animée par Alain Crevier à Radio-Canada.L'invitée était Madame Marguerite Blais, ministre responsable des aînés et de la Consultation publique sur les conditions de vie des aînés.
A une personne qui demandait:" Comment se fait-il que le préjugé selon lequel les vieux coûtent cher à la société soit-il aussi tenace?"
Madame Blais répondait à M.Crevier:
"La majorité des aînés sont actifs et en assez bonne santé et ces gens-là paient des taxes et des impôts.Cette reconnaissance est fondamentale... Une société qui ne respecte pas ses aînés est une société qui ne se respecte pas. Point."
A entendre une telle réponse, j'ai hâte de lire le rapport de la Consultation publique et surtout d'en voir les résultats par la suite!
Louisette Auclair
le 10-02-2008 à 19:46:51
Oui, ça m'interpelle ce profil sur l'appauvrissement des femmes!
Comme retraitée et comme grand-maman, je vis avec la réalité de mes besoins actuels et futurs. Je vis aussi avec l'évidence des responsabilités intergénérationnelles avec mes enfants et petits-enfants.

Je déplore l'inaction du gouvernement quand aux sommes qu'il nous doit.

Nous ne demandons pas la mer à boire! Juste ce qui nous revient de droit.

La balle est dans son camp !

Les solutions de rechange lui ont été apportées sur un plateau d'argent!

Nous vous avons à l'oeil, chers dirigeants, car vous possédez la capacité financière.

Reste alors votre volonté d'agir !

Louisette Auclair
Marie-Paule Farley
le 10-02-2008 à 16:49:11
Et que dire des femmes qui ont connu un divorce! Pendant de nombreuses années les lois civiles les défavorisaient par rapport à leur conjoint. Souvent, elles n'ont pour subsister que leur rente de retraite qui subit une indexation partielle depuis plus de 25 ans. C'est une injustice qui crée un stress inutile à des femmes plus que responsables.
Aline Côté
le 10-02-2008 à 02:30:37
Peu avant leur prise de retraite, plusieurs femmes ont racheté à coût élevé des années travaillées avant 1982 mais ces années ne font pas partie de la portion de rente indexée. C'est une des pénalités qui contribue à l'appauvrissement des femmes.
Aline Côté, Beloeil
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